Coup de gueule…
Ca m’arrive rarement, mais le contexte du jour m’incite à pousser un coup de gueule.
Certaines personnes en ce monde ont du mal à comprendre que l’on puisse s’émouvoir de la disparition d’une personne que l’on n’a jamais rencontré. A tel point que cela devient un sujet de moquerie. Alors je vais profiter de mon droit de réponse une fois pour toute dans ce billet.
Ai-je été ému par l’annonce du décès de Steve Jobs ? Oui. Ai-je été ému lors de la disparition de Michael Jackson ? Oui. Mais qu’ont-ils de si spécial pour me faire réagir ainsi ? Que m’ont-ils apporté pour que j’y sois si sensible ? L’iPhone ? Le Moonwalk ? Je ne crois pas que ce soit au travers de cette question qu’il faille chercher la raison. Tous les deux ont bercé mon enfance. Je les ai admirés pour des raisons totalement différentes. Ai-je acheté des produits de Steve Jobs ? Oui. Ai-je acheté des albums de Michael Jackson ? Oui. Cela fait-il de moi un adepte de sectes ? Je vous laisse seul juge de la réponse à cette question.
Pour ma part, je pense que la raison est toute autre. Je suis un passionné d’informatique. J’ai toujours été passionné par la musique. Et passion rime avec émotion. Alors oui, je plaide coupable : les évènements forts qui marquent ces sujets ne me laissent pas indifférent. Qu’ils soient positifs ou négatifs. Qu’ils me provoquent joie ou tristesse. Et tout ce que je souhaite à ceux qui aujourd’hui rient des sentiments de ceux qui pleurent Steve Jobs, c’est un jour d’avoir une passion qui leur permette de resentir cela. Dans le cas contraire, je les plains. Je les plains car une vie sans émotion doit être bien morose…
Voilà. J’en ai terminé avec ce coup de gueule. Tout ce à quoi j’aspire, aux côtés des millions de personnes qui déplorent le départ de Steve, c’est à un peu de respect et de compassion.
Un petit mot pour ceux qui me connaissent : Steve, au travers des réalisations qu’il a porté (en particulier l’Apple II, le Macintosh et les stations NeXT), a fortement contribué à faire de moi le passionné d’informatique que je suis aujourd’hui. Bien entendu il n’est pas le seul, mais je me sens en quelque sorte redevable. Je ne m’étendrai pas plus sur ce que je pense de l’homme en lui-même que j’admire beaucoup. Vous comprendrez peut-être mieux pourquoi sa mort me bouleverse.
Cédric